Région. Alliés pour le rail mais sévères adversaires
Région. Alliés pour le rail mais sévères adversaires
La défense du projet ferroviaire BGV (Brest et Quimper à trois heures de Paris) a conduit Jean-Yves Le Drian et Bernadette Malgorn à adopter la même attitude. Mais, si la patronne de l'opposition est l'alliée objective du président de la Région, Bernadette Malgorn reste une sévère adversaire et elle ne l'envoie pas dire. L'avant-projet du Schéma national des infrastructures de transport (Snit), rendu public par le ministère de l'Écologie, ne cite pas le projet BGV. En revanche, il prévoit une liaison rapide Rennes-Nantes via le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Certes, il y a un avenir possible pour les oubliés du Snit. Mais il y aura surtout une garantie de financement et de délai d'exécution pour les projets qui y figureront.
Auprès de Borloo
Une garantie qui change tout, en cette période de rigueur dans la gestion publique. D'où la réaction de Jean-Yves Le Drian, qui a exprimé son mécontentement (LeTélégramme du 18juillet) et annoncé qu'il interviendrait auprès de Jean-Louis Borloo dès son retour du Japon, il y a 15jours. De son côté, Bernadette Malgorn a écrit, dès mardi dernier, à Jean-Louis Borloo. Si ce courrier retient les mêmes arguments et va dans le sens de ce que Jean-Yves Le Drian veut faire valoir, ilest assorti d'une prise de position politique très critique de son opposante de droite. «Ces six derniers mois, qu'a fait le président pour obtenir l'inscription des travaux ferroviaires au Snit?», interroge-t-elle. «Les solutions alternatives, nous les attendons toujours», lance-t-elle. «Les choix possibles n'ont pas été présentés. Quant aux objectifs, ils sont de plus en plus passés sous silence et la majorité se justifie par quelques minutes gagnées ici ou là, qui ne sont pas à la hauteur des enjeux». «Nous n'obtiendrons pas satisfaction en lançant des grandes déclarations, mais en mobilisant l'ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques bretons», conclut-elle.
Région. Alliés pour le rail mais sévères adversaires
La défense du projet ferroviaire Bretagne grande vitesse (BGV) a conduit le président de la Région et la patronne de son opposition à adopter la même attitude. Mais, si elle est l'alliée objective de Le Drian, Bernadette Malgorn reste son adversaire.
L'avant-projet du Schéma national des infrastructures de transport (Snit), rendu public par le ministère de l'Écologie, ne cite pas le projet BGV. En revanche, il prévoit une liaison rapide Rennes-Nantes via le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Certes, il y a un avenir possible pour les oubliés du Snit. Mais il y aura surtout une garantie de financement et de délai d'exécution pour les projets qui y figureront.
Borloo interpellé
Une garantie qui change tout, en cette période de rigueur dans la gestion publique. D'où la réaction de Jean-Yves Le Drian (Le Télégramme du 18 juillet), qui a exprimé son mécontentement et annoncé qu'il interviendrait auprès de Jean-Louis Borloo dès son retour du Japon, en fin de semaine. De son côté, Bernadette Malgorn a écrit, dès mardi, à Jean-Louis Borloo pour signaler sa détermination. Elle lui rappelle au passage que l'avant-projet de Snit (acte la liaison ferroviaire Rennes-Nantes), «ne fait toujours pas référence à la priorité bretonne qui est de mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris, comme vous l'aviez annoncé le 17mai dernier».
«Qu'a fait le président?»
Si ce courrier retient les mêmes arguments et va dans le sens de ce que Jean-Yves Le Drian veut faire valoir, il est assorti d'une prise de position politique très critique de son opposante de droite. «Ces six derniers mois, qu'a fait le président pour obtenir l'inscription des travaux ferroviaires au Snit?», interroge-t-elle. «Les solutions alternatives, nous les attendons toujours», lance-t-elle. «Les choix possibles n'ont pas été présentés. Quant aux objectifs, ils sont de plus en plus passés sous silence et la majorité se justifie par quelques minutes gagnées ici ou là, qui ne sont pas à la hauteur des enjeux». «Nous n'obtiendrons pas satisfaction en lançant des grandes déclarations, mais en mobilisant l'ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques bretons», conclut-elle. Un ton vindicatif qui semble devoir désormais être celui du débat régional, dont on a vu le mois dernier qu'il était particulièrement tendu entre Malgorn et Le Drian.
Polémique ferroviaire. La droite s'interroge, Lahellec répond
Le projet ferroviaire BGV (Bretagne à grande vitesse), «oublié» par l'État dans les priorités d'infrastructures de transport dont il prépare la liste, a fait monter au créneau le président de la Région, Jean-Yves Le Drian, et la chef de file de son opposition de droite, Bernadette Malgorn (nos éditions des 18 et 23juillet). Cette dernière a exprimé le même point de vue que le président mais elle a lancé la polémique en stigmatisant au passage son inaction sur le sujet. Un coup de canif au sacro-saint consensus ferroviaire breton, que le vice-président aux Transports, Gérard Lahellec, ne pouvait laisser sans réponse: il tient à rappeler que l'état d'avancement de la LGV(Ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes) est dû à «l'engagement pugnace» du conseil régional, lequel a ainsi obtenu la garantie du financement de l'État et piloté le cofinancement breton des collectivités (plus d'un milliard d'euros, dont les deux tiers à la charge de la Région). Pour les axes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, Gérard Lahellec signale que la Région a avancé de l'argent à l'État pour que les travaux puissent s'engager au plus vite et que le calendrier 2007-2013 puisse ainsi être respecté. Quant à la phase suivante, après 2013, le vice-président désigne l'État qui, «faute de moyens budgétaires, n'a pas voulu inscrire les études de modernisation de l'axe Rennes-Redon». Enfin, Gérard Lahellec soutient que le conseil régional a «toujours confirmé que sa priorité était la pointe bretonne» et que «tout autre projet (Rennes-Nantes via Notre-Dames-des-Landes, en l'occurrence, NDLR) ne pouvait être envisagé que selon un scénario profitable à la pointe finistérienne».
La droite s'interroge, Gérard Lahellec répond
À la question de Bernadette Malgorn sur l'action du président du conseil régional, le vice-président aux Transports, Gérard Lahellec a tenu à répondre: puisque «la droite se pose la question de savoir ce que fait l'exécutif en suggérant qu'il ne fait rien de bon», il tient à rappeler que l'état d'avancement de la LGV (Ligne à grande vitesse LeMans-Rennes) est dû à «l'engagement pugnace» du conseil régional, lequel a ainsi obtenu la garantie du financement de l'État et piloté le cofinancement breton des collectivités (NDLR: plus d'un milliard d'euros, dont les deux tiers à la charge de la Région).
Priorité à la pointe
Pour les axes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, Gérard Lahellec signale que la Région a avancé de l'argent à l'État pour que les travaux puissent s'engager au plus vite et que le calendrier 2007-2013 puisse ainsi être respecté. Quant à la phase suivante, après 2013, le vice-président estime qu'«il ne faut pas tromper l'opinion en se trompant de responsable... L'État, faute de moyens budgétaires, n'a pas voulu inscrire les études de modernisation de l'axe Rennes-Redon». Enfin Gérard Lahellec soutient que, dans ses contributions à l'élaboration du schéma national des infrastructures de transport, le conseil régional a «toujours confirmé que sa priorité était la pointe bretonne» et que «tout autre projet (NDLR: Rennes-Nantes via Notre-Dames-des-Landes, en l'occurrence) ne pouvait être envisagé que selon un scénario profitable à la pointe finistérienne».