LGV. Bernadette Malgorn va sonder les maires bretons
«Pour une fois, Jean-Yves Le Drian a raison. Notre poids politique est bien plus important que notre score aux régionales». Répondant à un sévère uppercut du gauche du président de la région Bretagne balancé, samedi, de l'île de Berder(*), Bernadette Malgorn a répondu, hier, par un (petit) direct du droit lors de son séminaire de rentrée, à Larmor-Plage.
«C'est de bonne guerre entre deux concurrents», a ajouté la présidente du groupe d'opposition régionale «Breiz da Zont - Bretagne à Venir», qui, offensive, a mis sur la table les dossiers chauds de cette rentrée: le soutien à l'agriculture, la création d'une agence économique régionale mais surtout le développement des infrastructures de transport en Bretagne.
LGV: les maires bretons consultés
Pour Bernadette Malgorn, il est temps d'appuyer sur l'accélérateur concernant l'achèvement de la RN 164 (la route de l'agroalimentaire) entre Châteaulin et Montauban-de-Bretagne (35). «Un enjeu essentiel, à ses yeux, pour la compétitivité de notre agriculture», mais qui peine encore à trouver sa place dans l'avant-projet de schéma national d'infrastructures et de transports de l'État. Le leader de l'opposition défendra ce projet au même titre que la Ligne à grande vitesse (LGV), la pièce maîtresse pour relier la pointe bretonne à Paris en moins de trois heures, préalable à un «développement économique autonome de Brest et Quimper». Sur cette question «essentielle», la présidente du groupe d'opposition s'apprête à adresser un courrier à tous les maires bretons, invités à se mobiliser en faveur du LGV. «Il manque l'expression d'une volonté bretonne sur le sujet», termine Bernadette Malgorn, indiquant que «Jean-Yves Le Drian n'en faisait pas assez».
- Régis Nescop