Bernadette Malgorn galvanise les Jeunes UMP Dimanche Ouest-France 20 décembre 2009

Publié le par Mag M de G


La candidate de l'UMP aux élections régionales a eu, hier, la vedette à la convention des Jeunes populaires. En l'absence de Frédéric Lefebvre - le porte-parole du parti qui n'a pas pu se déplacer à Lorient.
La météo peut jouer des tours ! Hier, à Lorient, la convention régionale des Jeunes populaires, la classe biberon de l'UMP, a dû se passer de sa vedette annoncée, Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti, dont l'avion a été annulé à la dernière minute pour des raisons météo. Mais il a promis de venir en Bretagne lors de la campagne pour les régionales. Bien des militants n'ont aussi pu se déplacer.

« Aucun terrain n'est perdu d'avance »

Du coup, femme de terrain, Bernadette Malgorn a eu toute la tribune à elle, devant une salle préparée par son poisson pilote morbihannais, le député-maire de Carnac Michel Grall, qui a orchestré cette venue avec Florence Kappeler, secrétaire départementale des jeunes. « Je veux dire merci aux jeunes, ils ont su faire confiance à mon projet, ma démarche, ils ont compris ce que je voulais faire. » Elle apprécie leur « audace ». Face « à une Bretagne qui se plaint, qui demande et qui quémande », elle a opposé « la compétence des jeunes militants, leur aspiration à se prendre en charge, de jeunes qui veulent être autonomes ». Un ton apprécié par les Jeunes populaires présents sur les listes annoncées le 15 janvier, pour le lancement officiel de la campagne.

Histoire de gommer des irritations dans un personnel politique local qui pourrait craindre de ne pas en être. Il y a eu d'ailleurs peu d'élus à se déplacer hier. Un signe de cette irritation ? Peut-être. La neige pourra servir à tous les absents de billet d'excuse.

Bernadette Malgorn maintient son conseil des sages pour désigner les candidats, effleure à peine l'idée d'une défaite tout en comptant ceux qui seraient chargés de représenter la droite régionale, et ajoute, tout sourire, que la victoire « ouvrira plus de places ». 

Toujours est-il que Bernadette Malgorn avance avec sa méthode. Souriante mais pugnace, elle entend présenter des équipes « avec des équilibres entre les territoires, les sensibilités politiques de la majorité présidentielle et les générations. Pour une stratégie de reconquête. Aucun terrain n'est perdu d'avance. Venir à Lorient, cela m'a plu. Il n'y a pas de territoire interdit », ajoute la candidate, qui évoque au passage les échéances ultérieures. « Trois départements sur quatre à gauche, c'est quand même beaucoup », dit-elle en espérant que la région saura soutenir le candidat de la majorité à l'élection présidentielle de 2012.

« Nous la suivons à 200 % et personnellement à 300 % », ajoute David Le Solliec, maire de Gourin, tête de liste dans le Morbihan. Michel Grall en rajoute. « II n'y a aucune tension interne. Le 15 janvier, nous entrerons tous en campagne. » Les jeunes aussi. « Vive la Bretagne libre », s'exclame Bernadette Malgorn en constatant ces soutiens. Libre ? Bien entendre une Bretagne libérée de la gauche, dans la voix de la candidate UMP !
Gildas JAFFRÉ.
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