Bernadette entre en campagne….et ça décoiffe !
A deux jours de la publication de la liste de la Majorité présidentielle qu’elle conduira, Bernadette Malgorn est entrée en campagne. En 30 minutes, sous les tonnerres d’applaudissements de sympathisants réunis à Guilers ,près de Brest, elle a levé le voile sur sa stratégie de « reconquête ». Décapant !
« Si je me suis engagée, si j’ai changé de vie, c’est parce que je ne voulais pas que la Bretagne soit entraînée dans l’essoufflement du socialisme caché par d’habiles campagnes de communication ». Voilà pour la profession de foi.
Accompagnée de Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie et du maire Pierre Ogor, Bernadette Malgorn dresse un constat : la révolution économique bretonne et les grands capitaines d’industrie qui en ont été les architectes, c’était dans les années 1970. Depuis, la Bretagne « s’est un peu endormie », préférant « un certain assistanat à l’épanouissement de ses talents ».
Une « culture de la bien pensance » s’est propagée au départ des villes « en une vague rose » qui touche aujourd’hui « les deux tiers de la Bretagne ».
Certains estiment qu’il suffit de tenir quelques « fiefs solides » pour tenter de perdre le moins de voix possible. « Si on n’inverse pas les choses, on risque au contraire de continuer le grignotage », rétorque l’ancienne préfète qui assume par ailleurs pleinement ses décisions de l’époque en matière de sécurité publique, au nom du droit à la vie et du respect des familles.
« Ecologie populaire »
Ardente militante d’un « rééquilibrage » de l’ouest de la région, Bernadette Malgorn propose « une nouvelle stratégie » qui passe par la reconquête des villes pour donner à la Bretagne une chance de « libérer ses énergies créatives ». Pour cela, il faut un projet et une équipe – cette fameuse liste qui seule semble intéresser les journaux au gré d’informations fantaisistes. « Elle doit traduire à la fois notre stratégie politique et notre projet. C’est pour cela que c’est difficile, parce qu’il faut faire évoluer les choses par rapport à ce dont on avait l’habitude ».
Sa méthode : « une approche sérieuse, soucieuse d’aboutir, concrète », à l’opposé de « l’incantation » à laquelle recourent les socialistes.
Exemples : l’achèvement de la RN164 à deux fois deux voies, sa seule priorité routière, au nom d’une « écologie populaire » mêlant « écologie et réalisme au service des familles, notamment les plus modestes ». Ou son engagement, à la tête du Conseil régional, de confier à ses membres qui y sont les plus favorables l’étude de la réunion de la Loire-Atlantique à la Bretagne. En tout état de cause, une coopération renforcée que ces travaux auront rendu possible..
Démocrate chrétienne de formation, Bernadette Malgorn s’est retrouvée dans le gaullisme social de Philippe Séguin. « Le volontarisme gaulliste est toujours d’actualité pour la France, il le sera pour la Bretagne », soutient-elle.
« Si nous sommes unis, si nous sommes rassemblés, nous pouvons gagner ! », conclut sous les vivats de l’assistance Bernadette Malgorn.
http://www.bernadette-malgorn.fr/2010/01/bernadette-entre-en-campagne-et-ca-decoiffe/
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